Les grands principes de l'agriculture biologique

 

Le respect de l’environnement

L’agriculture biologique est un mode de production agricole basé sur la préservation de l’environnement. L’enjeu est de contribuer à la vie des sols, à la qualité de l’eau, à la préservation d’un patrimoine (paysager et génétique) pour les générations futures.

En ce qui concerne la qualité des eaux, depuis 1998, l’IFEN (Institut Français de l’Environnement) établit des bilans annuels de la contamination des eaux par les pesticides. Les données montrent une contamination quasi-généralisée et à des taux variables des eaux de surface et des eaux souterraines par les pesticides. Ce sont les molécules herbicides qui sont les principales mises en cause.

     

Aucun produit chimique de synthèse

La production bio est exempte de produits chimiques de synthèse. Seuls sont autorisés les intrants d’origine naturelle (Ex : insecticides végétaux, fongicides minéraux) sur la base d’une liste positive. (cf. annexe II A et B du règlement CEE 92/91)

Les méthodes de travail sont fondées sur le recyclage des matières organiques naturelles, sur la rotation des cultures, le respect de l’équilibre des organismes vivants qui peuplent le sol. Ces organismes concourent à la valeur fertilisante des sols. Les amendements, engrais verts et fertilisants choisis permettent de réduire la fraction d’éléments solubles et les risques de pollutions des eaux. Pour lutter contre les maladies, les variétés les plus résistantes sont utilisées.

En élevage, une continuité d’action vise à maintenir un équilibre entre l’animal et ses aliments, entre les aliments et les sols. La prévention est la règle prioritaire. Elle passe par une action sur le milieu extérieur (sol, logement), sur l’alimentation et sur l’animal (renforcement des défenses naturelles). Les animaux sont nourris à partir de végétaux issus de l’agriculture biologique.

 
  

      

Un haut niveau de technicité

Contrairement aux idées reçues, l’agriculture biologique requiert un haut niveau de technicité. Elle allie un savoir ancien et les connaissances actuelles de la biologie et de l’agronomie. L’agriculteur biologique emploie des méthodes élaborées : travail du sol, luttes alternatives contre les ravageurs et maladies (binage, buttage, hersage, sous-solage, confusion sexuelle, Stimulateurs de Défenses Naturelles….). Il ne bénéficie pas des effets « correcteurs » ou des effets « de rattrapage » que confèrent les molécules chimiques de synthèse.

 

La connaissance des cycles végétatifs, des relations entre les espèces végétales (concurrence ou complémentarité), ainsi que des cycles biologiques des éventuels ravageurs et parasites est primordiale.

Le producteur bio doit savoir observer et avoir un esprit analytique et critique afin d’adapter au mieux ses pratiques agricoles qui sont loin d’être systématiques. C’est ce qui fait la richesse du travail en agriculture biologique.

 

   

 

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